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Etes vous spasmophile ? La spasmophilie c'est quoi ? Types de spasmo Spasmophilie, mode d'emploi Synthèse Conclusion Lien avec la fibromyalgie

 

SPASMOPHILIE ET FIBROMYALGIE, DEUX SŒURS JUMELLES:

Le  point sur la spasmophilie:

Depuis dix ans, le comble du ridicule pour les spasmophiles consiste à devoir traverser la frontière et se rendre sur territoire français pour être immédiatement pris au sérieux et soigné avec succès, par des méthodes qui maintenant ont suffisamment fait leurs preuves. Malheureusement, les caisses maladie refusent systématiquement d’en rembourser les frais, même si le patient est guéri.

Pourtant, s’il suffit de passer la frontière pour être pris en considération, soigné et guéri, peut-on encore considérer la médecine comme une discipline scientifique, je vous le demande ?

Autres lieux, autres mœurs :

On l’aura compris, c’est une question de mode et d’étiquette. Depuis le début, les médecins français ont admis qu’il s’agissait d’un trouble métabolique. Le concept de spasmophilie est ancré dans les mœurs et reste indissociablement lié à la notion de carence en calcium et magnésium.

Des centres spécialisés de consultation de Spasmophilie ont été mis sur pied. Celui de l’ Hôpital Cochin et de l’ Hopital Laënnec à Paris sont les plus réputés.

En Suisse, ce concept n’a jamais réussi à s’imposer, stoppé net par la frontière des mentalités.

Le mot spasmophile ne fait pas sérieux, il fait tout au plus sourire. En tout cas, il ne fait pas le poids à côté du pompeux Sydrome Polyalgique Idiopathique Diffus ! (SPID)

Alors que le terme de spasmophilie est utilisé officiellement dans la presse médicale française depuis 1948, et a été à l’origine d’une série impressionnante de publications, le terme de fibromyalgie est lui d’origine américaine et n’a été consacré qu’ en 1989 par le Textbook of Rheumatology. La documentation concernant la spasmophilie existe, il ne s’agit pas de littérature occulte réservée à de rares initiés, ces livres se trouvent sur les rayons de toutes les librairies y compris celles des grandes surfaces, mentionnent des tonnes de publications médicales tout à fait sérieuses, tout le monde peut se les procurer.

La controverse:

On assiste à une vraie discrimination selon qu’on se réfère à la spasmophilie ou qu’on utilise le terme de fibromyalgie, la spasmophilie étant passée de mode.

Pourtant, si l’ enjeu se limitait à une simple question de nomenclature, il suffirait de se définir comme fibromyalgique plutôt que comme spasmophile, en changeant de nom, le tour serait joué et on pourrait enfin espérer recevoir un traitement adéquat.

Mais, il n’en est rien, car la démarche allopatique préconisée pour appréhender la fibromyalgie se limite à la prescription d' antalgiques, peu efficaces, aux anti-inflammatoires, mal tolérés et en derniers recours, aux antidépresseurs, faiblement dosés, le tout visant essentiellement à colmater la douleur. Elle s'oppose à l'approche naruropathique de la spasmophilie qui fait appel à la nutrithérapie corrective, plus conforme à notre credo thérapeutique.

Fibromyalgie, ce qu’on dit:

En 1997 s’est tenue à Lausanne, l’assemblée générale de la Ligue vaudoise contre le rhumatisme sous le titre: " La fibromyalgie, un rhumatisme psychosomatique ? " donne d’emblée une idée du ton et de la direction que vont prendre leurs thèses. La presse s’empara du sujet. De nombreux articles bien documentés parurent successivement dans plusieurs journaux :

" La fibromyalgie n’ est pas un rhumatisme psychosomatique: c’est une maladie complexe qui se répercute sur la psychologie et sur les sensations somatiques de celui qui souffre ".-Forum - 03-1997 - n° 49-

-Mieux connaître la fibromyalgie - Construire-10-1997-n° 41

-J ’ai mal partout — Fémina — 15- 06 1997 — n° 24

- Le nouveau mal des Suisses - Hebdo — 30- 01-1997

Tout le monde s'accorde pour reconnaître que la fibromyalgie est une vraie maladie, ce n’est pas une maladie imaginaire. Femina -n° 23 - 9-06 98.

Une étude (parue dans Médecine et Hygiène - N° 55 — 1997 p.99-101) révèle la multiplication dans le pays d’une affection psychique mal connue, aux conséquences souvent très pénibles. "Le SDSP se caractérise par un refus catégorique du patient d’en reconnaître l’origine psychique!",. (SDSP = Syndrome Douloureux Somatoforme Persistant).

- Des douleurs partout ? Et si c’était la fibromyalgie ? Vivre Mieux-n° 62 — 02 — 99

" Rien qu’en Suisse Romande, près de 100 000 personnes pourraient souffrir de fibromyalgie, une maladie encore largement méconnue du grand public et même du corps médical, ce qui explique sans doute pourquoi autant de médecins ratent complètement le diagnostic médical ".

"  Subjectivement, vous avez des douleurs, mais objectivement, selon la science médicale, vous n’avez rien. Tout est sans doute le fruit de votre imagination. " Les patients souffrent de ne pas être compris. L’incompréhension engendre un stress qui augmente encore leurs douleurs et leur désarroi.

Spasmo - fibro: même combat !

Dans le cas de la fibromyalgie les mêmes arguments, les mêmes restrictions, les mêmes ignorances, les mêmes recours à la psychanalyse sont avancés. Pourtant, malgré l’analogie des symptômes, aucune allusion, nulle part ne fait jamais référence à la spasmophilie.

Un article, paru dans une revue médicale très sérieuse: AESCULAPE - n° 9 -09-1997, donne le compte rendu des rencontres Hepar du 22 avril 1997. Dans cet article, le Dr. A. REBA, attaché à l’Hôpital Cochin, ( consultation de spasmophilie ) fait pour la première fois à ma connaissance, le lien entre les deux syndromes: Il considère la fibromyalgie comme une sous- catégorie de la spasmophilie.

Bonnet - blanc et blanc - bonnet :

Le terme de spasmophilie fut employé pour la première fois officiellement par le professeur H.P. KLOTZ et codifié plus tard par le Dr. DURLACH en 1969.

Elle mérite bien son nom — affinité pour les spasmes — car cela décrit de manière tout à fait appropriée cette propension à l’hypertension musculaire, entraînant des troubles vertébraux tels que des torticolis, des troubles vertébraux provoquant maintes plaintes à tous les niveaux du dos rendant le recours à l’ostéopathe indispensable, mais dont l’étiologie est imputée à un dérèglement du système neuro-végétatif et par conséquent, la spasmophilie se trouve cataloguée parmi les maladies neurologiques.

La fibromyalgie n’était pas répertoriée, dans la nosographie rhumatismale, avant 1989, date à laquelle, le Textbook of Rheumatology inclus un chapitre la concernant .

En 1992, l’OMS classe officiellement la fibromyalgie parmi les maladies rhumatismales. Depuis lors, diverses appellations ont été utilisées pour qualifier ce syndrome. Le terme SPID est le plus utilisé.

Ce terme est maintenant employé par ceux-là mêmes qui peu auparavant, récusaient l’évidence de ce syndrome et considéraient ces malades comme psychiquement perturbés.

Selon le Dr. Gerster, 1 à 2 % de la population est atteinte par ce syndrome douloureux, mais 4 malades sur 5 sont des femmes, et la maladie touche plus spécialement la tranche d’âge entre 35 et 65 ans. A côtés des douleurs, dépressions et anxiétés sont à signaler.

Les manifestations de la fibromyalgie sont donc en tous points analogues à celles de la spasmophilie.

Le parallélisme ne s’arrête pas là, car on pourrait quasiment superposer les dépliants des deux associations l’un sur l’autre. Pourtant, à cause du cloisonnage hermétique qui sépare les différentes disciplines médicales, elles ne sont malheureusement pas cataloguées dans la même catégorie;

En réalité, le seul point d’ apparente divergence qui soit à signaler, c’est que dans certains cas de fibromyalgie, les tendons ont été tellement sollicités que cela a provoqué un étirement, qui va engendrer à la fois des troubles musculaires et des douleurs périarticulaires permanentes, qui elles, vont se répercuter sur l’ensemble de l’appareil locomoteur. L’accent est ainsi principalement mis sur la douleur et sa relation avec les troubles rhumatismaux consécutifs, plutôt que sur les micro-spasmes neurologiques, qui la provoquent. Sachant d’une part que le stress surconsomme du magnésium entraînant une déperdition urinaire, et sachant d’autre part que la déplétion en magnésium implique à son tour une réponse musculaire, on comprend aisément comment l’emphase étant ainsi mise sur la douleur au point d’en occulter tous les autres symptômes, les spécialistes n’auront de cesse de la faire disparaître.

Actuellement, un certain nombre d’indices sérieux permettraient d’imputer la responsabilité de la spasmophilie au vaccin du tétanos qui induirait chez une certaine catégorie d’ individus prédisposés, une tétanie chronique, sorte de microtétanos, alors que le vaccin de la polyomélite quant à lui serait responsable de l’émergence de la fibromyalgie, une microparalysie invalidante touchant une autre catégorie de gens.

On notera pourtant que chez un même individu, il n’est pas rare d’ observer des fluctuations qui font apparaître une dominante douloureuse alternant avec une manifestation spasmique, les deux syndromes étant totalement intriqués, car nous avons tous reçu les deux vaccins.

Deux poids, deux mesures :

L’intérêt énorme suscité par les problèmes relatifs à la fibromyalgie et l’écho qu’en ont fait les médias, a servi de tremplin publicitaire gratuit à cette maladie émergente, alors que depuis des années, notre association se bat pour faire reconnaître en Suisse, le syndrome de la spasmophilie sans succès, se heurtant à une sorte de résistance passive auprès des journalistes et à une fin de non recevoir de la part des médecins.

Les patients fibromyalgiques se sont mobilisés, ils ont constitué des associations qui ont obtenus le soutien massif des rhumatologues qui emboîtèrent le pas, au point d’ offrir les services d’ un médecin répondant, le tout chapeauté par la Ligue Suisse des rhumatismes, qui sert de plate-forme entre le public et la faculté ce qui leur ouvre la porte des médias par le biais de la radio et de la télévision, qui leur prête main forte en organisant des émissions grand public autour du sujet. (RSR2- Check-Up — 15-05- 98)

Malheureusement, les intervenants viennent toujours du même bord : rhumatologues et psychiatres sont à tu et à toi, de toutes les parties. Les associations officiellement sponsorisées deviennent elles aussi, à leur insu, des otages manipulés du lobby pharmaceutique et dans un tel contexte, on ne s’étonnera pas du manque d’information de ces associations, concernant le recours à des alternatives possibles aux produits imposés.

En effet, les associations de patients sont devenues une des cibles incontournables du lobbying, comme l’a dénoncé le mouvement des consommateurs Health Action Internationnal  lors de la 51ème Assemblée mondiale de la santé ,qui s’est tenue à Genève en mai 1998 et dont le compte rendu à lui seul est suffisamment évocateur : " Le sponsoring déguisé de l’industrie pharmaceutique pour des campagnes axées sur des maladies "( Politique pharmaceutique à la 51ème Assemblée de la santé, mai 1998, cité dans des lobbies contre la santé ).

Les Associations de patients doivent rester vigilantes, elles représentent un contre pouvoir trop précieux pour se laisser aller à la moindre naïveté.

Pour en savoir plus, consultez les articles du Dr Jacques Gardan qui a donné plusieurs conférences sur ce sujet et référez-vous également à son site : http://www.cabinet.gardan.ch/qui/qui.htm